Kinotron: Thérapie de couples

Publié le par nikko13

Thérapie de couples (Couples Retreat)

Prenez quatre couples du Minnesota. Parmi eux, l'un ne parvient pas à faire un enfant et un autre s'étiole au fil du temps qui passe. Pour remettre les pendules à l'heure, la petite troupe décide - bon gré mal gré - de mettre les voiles en direction de Tahiti pour suivre une petite thérapie exotique. Ce faisant, 75 % des participants pensent surtout se dorer la pilule, faire du jet ski et baffrer du homard. Marcel, le maître des lieux et son équipe ne sont pas du même avis. Entre séances de yoga obligatoires et entretiens serrés avec des thérapeutes, place est faite à l'introspection.

Se mettre au vert pour résoudre des affaires de coeur, c'est un principe que comédie hollywoodiennes exploitent volontiers. Cela donne parfois des specimens mignons (Sous le soleil de Toscane) mais aussi de belle purges (Sans Sarah rien ne va). Croyez moi sur parole, le film Peter Billingsley se range volontiers dans le second wagon. C'est fou de constater la perte d'ambition d'un garçon comme Vince Vaughn, acteur, scénariste et producteur de cette purge. Révélation dans Swingers, honnête interprète dans des drames (Retour to Paradise) mais surtout à l'aise dans la comédie (Dodgeball), voici quelques années qu'il cumule les longs métrages sans une once d'intérêt, surtout quand il recycle indéfiniment le même personnage de beauf. Dans Thérapie de couples, il n'y a strictement rien à sauver excepté le magnifique lagon servant de décor. Alors qu'il aurait été judicieux d'offrir une étude de moeurs ciselée sous les tropiques, le script se cantonne à des une bande de ploucs qui ne maîtrisent pas leurs érections ou tombent des nues devant un prof en string pailleté... Quel esprit d'ouverture, quelle drôlerie... pouah ! Pour parfaire la chose, il faut se colletiner d'innombrables tunnels de bavardages... tout ça pour n'aboutir que sur du vent ! Avant de clôturer le dossier, un mot sur deux acteurs qui viennent perdre un peu plus de leur crédibilité sur la promesse d'un joli chèque et de quelques semaines tous frais payé. Honte sur Jean Reno qui cachetonne honteusement en gourou du sexe (la remise des prix à la fin est tout bonnement hallucinante de nullité) et larme de tristesse pour Temuera Morrisson (dont les crédits n'orthographient même pas correctement son nom) qui fait le figurant devant un gong. Fatche, il est loin le temps de L'âme des guerriers...

Malin Akerman, Kristin Davis et Kristen Bell. Universal Pictures International France Carlos Ponce. Universal Pictures International France



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