Kinotron: La Princesse et la grenouille

Publié le par nikko13

La Princesse et la grenouille
(The Princess and the Frog)

Avant-première avec Allociné

Voici donc le grand retour du film d'animation classique Disney, près de six ans après le médiocre La ferme se rebelle. En prenant les rènes de la maison de Mickey, John Lasseter a su prendre de saines décisions : stopper la production de séquelles au rabais (Lilo & Stitch et d'autres en firent les frais) et ne pas considérer l'image de synthèse comme seule option (car pour un Volt, il aura fallu passer par les pénibles Underdog et Chicken Little). Restait à savoir si le public entendait célébrer l'animation traditionnelle. Le box office américain à d'ores et déjà livré son verdict pour La Princesse et la grenouille : mention passable avec 100 millions de dollars au compteur, soit l'équivalent de son budget. Il faudra attendre Rapunzel d'ici quelques mois pour voir si les princesses sur celluloide ont du mouron à se faire. Malgré tout, je peux comprendre la tiédeur du public US.

A la base, le rendu graphique du film est fragilisé par la présence conjuguée de John Musker et Ron Clements à la réalisation. C'est à eux que l'on doit les plutôt laids La petit sirène, Hercule et La planète au trésor. Dans le cas présent, les décors sont plutôt soignés et originaux puisque l'on passe des rues animées de la Nouvelle Orléans aux recoins les plus profonds du bayou. C'est plus au niveau des personnages que l'on rencontre une véritable absence de cohérence. Si Tiana (première princesse noire du studio, il parait que c'est un évènement) affiche un look séduisant dans la pure tradition de ses ainées, on ne peut en dire autant de l'hideuse Mama Odie ou de Louis, l'alligator taillé à la serpe . Autre exemple avec le majordome Lawrence, semblant sorti d'un tout autre métrage. Seul Ray, la luciole édentée, sort son épingle du jeu, aidé par le doublage inspiré de Jim Cummings (en VO). Au niveau de l'histoire, on reste dans de l'ultra-balisé. Tiana est une belle jeune femme vivant de petits boulots, économisant chaque sou afin de pouvoir ouvrir son restaurant. Un jour, un beau Prince désargenté arrive en ville avec dans l'idée d'épouser la fille d'un riche homme d'affaire. Rapidement transformé en grenouille par un sorcier vaudou, il entraîne Tiana dans de folles aventures batraciennes au coeur des marécages. Le tout étant ponctué de numéros chantés. La première demie-heure démarre dans l'allégresse, avec à la fois de l'humour et de l'émotion. C'est ici que l'on trouve le meilleur passage avec la séquence fantasmée du restaurant de Tiana. A l'instar de l'intermède manga de Kung-fu Panda, ces quelques minutes au graphisme rétro sont les meilleures, d'autant plus qu'elles sont accompagnées de la chanson Almost There ont ne peut plus "catchy". La suite est moins enthousiasmante, avec des rebondissements attendus et une tartine de bons sentiments. Les grenouilles auraient été mieux dessinées et plus sympathiques, il aurait pu en être autrement. En résulte un Disney faiblard techniquement et trop peu innovant sur le plan narratif. Pas désagréable pour autant !

Walt Disney Studios Motion Pictures France Walt Disney Studios Motion Pictures France



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foot prono 26/07/2010 16:43

il y a des progrès par rapport aux disney précédents, beaucoup moins niais

custom thesis writing 19/06/2010 06:23

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parionsweb 04/06/2010 15:12

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