Kinotron: Le portrait de Dorian Gray

Publié le par nikko13

Le portrait de Dorian Gray (Dorian Gray)

De Oliver Parker, j’avais adoré Un mari idéal, déjà une adaptation des écrits d’Oscar Wilde. C’était en 1999 et depuis, le charme s’est quelque peu évaporé. Son Importance d’être constant était barbant, ses deux films suivants sont passés totalement inaperçu et je me suis arraché les cheveux devant le sinistre St. Trinians (auquel il vient de donner une suite). J’étais donc anxieux à l’idée de le voir s’attaquer au plus fameux roman de Wilde, d’autant plus que cet ouvrage a déjà été revisité plus d’une dizaine de fois au cinéma avec notamment une version de 1945 (signée Albert Lewin) particulièrement brillante. Dont acte, le Dorian Gray 2009 se prend gentiment les pieds dans le tapis. La trame reste inchangée : le jeune Dorian débarque à Londres pour prendre possession d’une belle demeure et ne tarde pas à se lier d’amitié avec un peintre. Celui-ci exécute un portrait de l’éphèbe qui fait vite l’admiration de la bonne société. Au cours d’une soirée, Dorian rencontre Lord Henry Wotton, un homme qui va rapidement l’attirer vers de sulfureux excès : drogue, alcool, sexe. Dorian réalise que les conséquences des ses actes ne rejaillissent pas sur son physique, qui reste parfait, mais sur son portrait. Tourmenté par cette image horrible de lui-même, il cache la peinture et se perd dans une vie de débauche…

La relecture contemporaine de cette histoire géniale aurait pu donner quelque chose, mais Parker s’est laissé endormir par le syndrome Twilight. A l’instar d’un Robert Pattinson, Ben Barnes a une gueule d’ange mais le corps d’un freluquet, doublé du charisme d’un yaourt allégé. Problème similaire avec Colin Firth, acteur valable en temps normal, mais pas franchement à sa place dans le costume du mauvais génie (retournant allègrement sa veste dans les 15 dernières minutes). Et puis de quoi retourne t-il ? Dorian Gray fume de l’opium et picole, ou est le mal ? Il fornique, oui, mais avec des femmes consentantes ! Certes, sa fiancée meurt… sans qu’il soit réellement impliqué dans le drame ! On comprend mal les raisons pour lesquelles ce mystérieux tableau s’acharne sur lui. Et quand vient le moment du meurtre vraiment pas net qui justifierait un châtiment, le sentiment d’incompréhension est total car les motivations de Dorian sont inexplicables (du moins pas convaincantes pour un sou). Ajoutons d’autres problèmes qui viennent parasiter le film. Le plus marquant est sans doute le tableau lui-même. Rarement montré frontalement, quelqu’un à eu la mauvaise idée d’intégrer un bon vieux râle de zombie sorti de chez George Romero à chaque fois qu’il est impliqué ! Très subtil. Au moins autant que le traitement du sous-texte homosexuel. Comme s’il n’était pas assez évident entre Dorian et Basil, on nous offre un beau patin suivi d’une ouverture de braguette plein cadre ! A côté de ces exemples édifiants, le pauvre traitement des personnages féminins (tous autant qu’ils soient) comme la sotte irruption d’une scène d’action (notre bellâtre poursuivi par un beau-frère ayant la dent dure) ne sont que peccadilles. Ne laissant aucune place au mystère, à l'érotisme et à l'imagination, le film se saborde tout seul.



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Et quand vient le moment du meurtre vraiment pas net qui justifierait un châtiment, le sentiment d’incompréhension est total car les motivations de Dorian sont inexplicables (du moins pas convaincantes pour un sou).

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