Kinotron: Hors de contrôle

Publié le par nikko13

Hors de contrôle (Edge of Darkness)

Le saviez-vous ? Ce film est l'adaptation d'une série diffusée sur la BBC dans les années 80 et déjà réalisée par Martin Campbell. Depuis, on le sait l'homme à fait du chemin. Par deux fois il a contribué à relancer la franchise 007 (GoldenEye et Casino Royale) et à livré des blockbusters tantôt sympas (Le masque de Zorro) tantôt risibles (Vertical Limit). J'en profite pour vous conseiller son premier film américain, l'excellente série B Absolom 2022 ! Pour en revenir à Hors de contrôle, je m'accorde sur le fait que le pitch de départ met l'eau à la bouche. Un inspecteur vétéran de la police de Boston reçoit la visite de sa fille. Inconvénient majeur, elle se fait rapidement trucider sous ses yeux. Ecartant vite la possibilité d'une méprise, il enquête sur les activités de sa fille qui était stagiaire dans une société oeuvrant dans l'armement, nucléaire de surcroit. De toute évidence, il y a quelque chose de pourri dans le royaume de l'atome...

Hélas, trois fois hélas, une fois dissipé le plaisir de retrouver l'ami Mel Gibson devant la caméra après une parenthèse de 8 ans (et encore, c'était pour le calamiteux Signes), Hors de contrôle a vite fait de partir en sucette. Comme si un émule de Paul Kersey (Le Justicier) était plongé dans un scénario faussement malin garni pêle-mêle d'un complot militaro-industriel, de politiques véreux, d'écolos en goguette et de tueurs grimaçants tout de noir vétus. De manière très factuelle, le spectateur à trois "moments" à se mettre sous la quenotte avec le fameux dessoudage full frontal déclencheur, une baston mano à mano animée par notre sémillant Mel et un accident automobile qui fait franchement mal. Pour le reste, le rythme est plus que plombé par des tunnels de dialogues sans grand intérêt et des péripéties parfaitement absurdes (grand moment lorsque Mel se fait tazer, transbahuter au coeur d'un laboratoire, estourbit deux types masqués et finit par s'enfuir à tombeau ouvert... le tout sans la moindre explication !). Autre grosse faillite avec le personnage d'éminence grise ou nettoyeur joué par le bon Ray Winstone. Le film parvient au triple exploit de l'introduire ultra maladroitement, le faire exister sottement (pensées philosophiques au rabais d'un homme se sachant condamné) avant de le trucider à l'issue d'un huis clos gaguesque, digne de celui de The Shooter. Bref, ça fait très mal, mais Mel - pas ridicule au milieu de cette panouille - s'en remettra. Hors de contrôle est la baudruche de ce début d'année 2010 !

 



Publié dans Kinotron

Commenter cet article