Kinotron express: Toy Boy, Jennifer's Body, Notorious B.I.G.

Publié le par nikko13

  

Toy Boy (Spread). Nikki est un gigolo courant les soirées hollywoodiennes, à l’affut de jolies femmes susceptibles de lui offrir le logis, le couvert et quelques luxueux cadeaux… contre quelques parties de jambes en l’air. Le réalisateur David MacKenzie prend son sujet très au sérieux et s’efforce de peindre les dessous clinquants du rêve californien. Culte de la jeunesse, de la performance et de l’argent… et gare au retour de bâton pour tous ceux qui ne jouent pas le jeu ou qui ne sont plus dans le coup. Le problème de Toy Boy, c’est s’attarde trop sur le mode de vie cynique et égoïste de Niki avant de le jeter dans une romance contrariée sans grand intérêt. Le tout s’avère parfaitement creux (pour ne pas dire ennuyeux). Ashton Kutcher fait ce qu’il peut mais ne change pas la donne. On retiendra qu’il y a vraiment de belles villas à Los Angeles et que Anne Heche demeure fort jolie (même si je soupçonne un coup de bistouri) . Le sexe est il si triste ? 2/5

Anne Heche. MK2 Diffusion

Jennifer's Body. Portée au pinacle des sex-symbols avec Transformers, Megan Fox commence à décrocher des projets qui capitalisent un maximum sur son image. Après avoir constitué le principal intérêt de How to lose friend and alienate people, la voici dans ce petit film fantastique dont le scénario est du à Diablo Cody (Juno). Si quelques dialogues surnagent, l’intrigue basée sur une pom-pom girl possédée par le démon a vite fait de trouver ses limites (surtout lorsque survient la révélation de ce qui a motivé le drame à la base de tout, digne d’un épisode sous acide des Jonas brothers). Si la réalisation de Karyn Kusama est aussi javellisée que celle de son précédent Aeon Flux, le film se laisse regarder gentiment. On aurait pas craché sur un peu plus d’horreur, mais Megan Fox en créature satanique offre quelques visions frissonnantes pas désagréables. 3/5

Megan Fox et Amanda Seyfried. Twentieth Century Fox France

Notorious B.I.G. (Notorious). Retour sur la vie mouvementée de Christopher Wallace, aussi connu sous le nom Biggie Smalls. Une jeunesse difficile, une ascension fulgurante dans l’univers musical… et une mort violente rencontrée à 25 ans. Hélas, cette biographie est aussi palpitante qu’un antique épisode d’Histoires naturelles. George Tillman Jr avait déjà foiré l’histoire du premier scaphandrier noir de l’US Navy (l’ampoulé Les chemins de la dignité avec Cuba Gooding Jr et Robert DeNiro), cette fois il nous assomme de tous les poncifs imaginables (flashbacks misérabilistes, narration en voix off omniprésente) avec un rendu visuel parfaitement quelconque. Sans intérêt, même musical. 0/5

Jamal Woolard, Derek Luke et Marc John Jefferies. Fox Searchlight Pictures



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