Kinotron: Dragonball Evolution

Publié le par nikko13

Dragonball Evolution

Le pitch : Dans les temps anciens, la Terre faillit être détruite par des forces maléfiques. Pour s'en prémunir, sept sages créèrent les boules de cristal : les Dragonballs. Décidées à prendre leur revanche, les forces du Mal sont désormais de retour, et un seul guerrier d'exception est capable d'empêcher le pire. Le jeune Sangoku va alors découvrir le jour de ses 18 ans que son destin est trés loin de ce qu'il avait imaginé. Après la mort accidentelle de son grand-père, il rencontre Maître Roshi, un expert en arts martiaux qui lui révèlera le secret et le pouvoir des Dragonballs. Sangoku se retrouve alors investi d¹une mission cruciale : retrouver toutes les boules de cristal avant son ennemi le plus cruel, Piccolo.

Jamie Chung. Twentieth Century Fox FranceMon avis : Très rapidement après sa sortie, Dragonball Evolution a été vigoureusement rejeté par les mordus du dessin animé (et du manga) dont il s’inspire. Aux quatre coins du monde, le film s’est écrasé au box office. N’ayant jamais suivi les aventures de Songoku, Bulma et autre Goten à l’époque du Club Dorothée, je ne me suis pas précipité pour me forger une opinion. Mais tout arrive et dorénavant je puis confirmer que James Wong et son scénariste ont bien manqué leur coup. Entre parcours initiatique du pauvre - très Karaté Kid dans l’âme – et resucée niaise d’un Mortal Kombat, la quête des sept boules de cristal part vite dans le mur. Le plus embarrassant est de trouver l’immense Chow Yun-Fat (A toute épreuve les amis !) cachetonner dans pareille galère. N’a-t-il pas compris qu’il fallait bien choisir ses projets après le désastreux Gardien du manuscrit sacré ? Derrière lui, difficile de ne pas s’éclaffer en identifiant ce bon vieux Ernie Hudson dans la défroque d’un maître Ki (sourcils blancs broussailleux en prime). Autrefois inventif, Wong emballe ça avec l’entrain d’un condamné à mort. Les combats sont rares et sans imagination, les personnages à peine écrits et la géographie de l’action parfaitement incompréhensible. On passe d’un campus futuriste (avec plein de Mégane et 206 dans le cadre ???) à un champ de lave que Sauron ne saurait renier, comme d’un pauvre village mexicain sans rapport à un vaisseau flottant dans les airs. Pour couronner le tout, le méchant est parfaitement grotesque. Il ne me reste qu’à signaler un très joli lot de consolation, en la charmante personne de Jamie Cheung. Révélation féminine – du moins à l’œil – de cette morne adaptation. Ha hou (mode loup de Tex Avery on) !



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