Kinotron : Sex and the City 2

Publié le par nikko13

Sex and the City 2

Pour changer de l'ordinaire, je suis tenté de vous narrer mon visionnage de Sex and the City 2 en 12 mots clés, avec quelques éléments de contextualisation.

Devoir : dans deux jours, je dois parler des nouvelles aventures (tu parles) de Carrie Bradshaw pour le tournage d'un pilote d'émission télé. Je n'ai jamais vu la série initiale, je me suis endormi comme une masse devant le premier volet cinéma... mais j'accepte le défi. Avec un peu de bol, il s'agira d'une sympathique comédie romantique.

Soulagement : arrivée au cinéma de Saint Germain en Laye pour assister à l'avant-première. Ca ne se bouscule pas. Une affichette indique que le film est en VF (zut) mais aussi qu'il dure 1h40 ! Hop, 40 minutes de gagnées par rapport à Sex and the City : le film qui durait 2h20.

Malaise : bon, ben c'est vraiment un chick flick. Je compte une cinquantaine de filles pour 5 pauvres garçons qui comme moi ne savent pas trop ce qu'ils font là... ni ce qu'ils vont subir.

Doute : le générique arrive et nous voici au coeur d'une cérémonie de mariage GAY. Je mets le mot en majuscules car les scénaristes - sans doute convaincus de leur folle audace - ne répètent à l'envi. Les dialogues sont plats, les 4 copines sont fringuées comme des sacs et n'expriment aucun sentiment. Ah si, Samantha profère ses premières vulgarités.

Espoir : tiens un caméo de Liza Minelli. Elle a quel âge maintenant ? Qu'importe, elle danse plutôt pas mal sur la chanson de Beyoncé. C'est énergique même si ça ne sert à rien.

Suspicion : le mariage GAY expédié (20 minutes sans intérêt), me voici séquestré dans l'appartement XXL de Carrie et Mister Big. C'est parti pour un long et pénible segment sur les affres du quotidien sur un couple de bourges new-yorkais. Comment ? Monsieur souhaite de regarder la télé en mettant les pieds sur le canapé ? Et Madame meurt de faire la belle sur le tapis rouge d'une avant-première ? Rhôlalala, comment vont-ils surmonter une telle opposition métaphysique ?

Ennui : hey, l'horloge tourne et on doit toujours supporter les bavardages inutiles de nos deux tourtereaux quarantenaires (qu'est-ce qu'elle est pas jolie Sarah Jessica Parker)... Il va se passer quelque chose à un moment ???

Honte : ah, j'assiste à une scène particulièrement gratinée avec la neurologiquement atteinte Charlotte. La voici occupée à préparer des gateaux dans sa somptueuse cuisine, un bébé installé à côté, sa petite fille faisant dessinant sur la table. Elle a aussi un téléphone à la main et discute de banalités avec Carrie. Soudain, le bébé pleure (ça arrive avec ces choses là), et la petite met les mains dans la peinture allant jusqu'à tacher la jupe de grand couturier de sa génitrice. Réaction parfaitement naturelle : la mère éclate en sanglots et part se réfugier dans un placard laissant les mioches en plan. Rien à foutre. Elle est sauvée un instant plus tard par la baby sitter. Jolie image de la maternité !

Agacement : bon, les filles ont vraiment une vie trop dure. L'une ne pense qu'à la ménopause, une deuxième vient de lacher son job d'avocate surpayée, une troisième est mauvaise mère et la dernière estime avoir un gros trader beauf à la maison. Marre de la crise économique (une ligne de dialogue ose rappeller cette actualité), elles disent oui à une invitation à se rendre à Abu Dhabi, paradis du luxe à ce qui parait.

Ecoeurement : après une séquence lamentable montrant les 4 pouffes toutes heureuses de découvrir la première classe d'un vol international (faudrait savoir... on parle de bouseuses du Nebraska ou de parvenues new-yorkaises ?), nous voici dans un Abu Dhabi recréé au Maroc. Et comme il parait qu'il n'y a pas de problèmes environnementaux, elles ne voient aucun problème à montrer solo dans quatre puissantes limousines pour un transfert aéroport/hôtel. S'en suit une longue et inutile visite d'un hôtel d'opérette, aussi kitsch et clinquant que laid.

Colère : tout ce qui suit dépasse l'imagination avec ces 4 ricaines dépourvues d'éducation et qui ne font pas le moindre effort pour s'adapter aux moeurs locales. Sous couvert de féminisme, on se fout des femmes voilées qui mangent des frites, on s'étonne de faire scandale en dispersant des capotes au coeur d'un souk, on s'étouffe de finir à la sécurité après avoir simulé une fellation sur un narguileh et avoir forniqué sur une plage ouverte au public.

Liquéfaction : après 1h30 de ce désolant spectacle (LE NEANT + LA BETISE), je priais pour que les 10 minutes passent vite. Problème, le film ne semble pas vouloir finir. Louche. 1h50 pareil. 2h, je fulmine et me tord sur mon fauteuil. 2h10, je veux mourir. 2h15, je crois être victime d'un blague. 2h20, je pense à foutre le feu dans la salle. 2h26, enfin ce foutu générique arrive. J'ai survécu. Je me tire et dévale l'escalier. Dehors il fait bon. Je revis. C'était affreux.

Sarah Jessica Parker, Kristin Davis, Cynthia Nixon et Kim Cattrall. Warner Bros. France Kim Cattrall. Warner Bros. France



Publié dans Kinotron

Commenter cet article

dasola 16/06/2010 19:03

Bonsoir, je ne pars jamais avant la fin d'un film mais là, il fallait le faire. 2 h26 de Sarah Jessica Parker et ses copines, je pense que c'est au-delà du supportable. Moi, c'est plus simple, je n'irai pas. Bonne soirée.

Bob 06/06/2010 13:01

LOL. J'ai ressenti exactement la même chose sauf pour la fin : je n'ai pas survécu.