Kinotron: Chatroom

Publié le par nikko13

Chatroom
Avant première Club 300 Allociné

Un groupe d'adolescents mal dans leur peau et de milieux sociaux divers se mettent à échanger de manière intensive par chat interposé. Assez rapidement, les discussions tournent autour de solutions plutôt radicales pour améliorer leur quotidien. De la gentille provocation, ils passent au piratage informatique avant de fricoter avec l'idée de suicide. Une dangereuse relation s'établit entre le leader William et l'impressionnable Jim...

Auteur des flippants Ring et Dark Water, Hideo Nakata a prouvé qu'il n'était pas un manche en dépit d'un remake américain de Ring 2 particulièrement loupé. Film produit en Grande Bretagne, j'espérais que Chatroom partirait sur des bases saines. Hélas, il semblerait qu'il y ait une malédiction qui plane sur les films qui traitent des technologies et de l'informatique. Gamer, Hackers, Traque sur internet, Cybertraque ou encore Firewall semblaient ringards dès leur sortie... eh bien notre client du jour n'échappe pas à la règle ! Histoire d'accentuer le côté malsain de ce thriller faiblard, le scénario nous rappelle les risques d'une activité sociale en ligne, comme la pédophilie ou l'influence malsaine de certains adultes sur des gamins esseulés devant leur écran. Ca c'est juste pour l'ambiance car rien de tout ça n'influera sur nos teenagers qui passent leur temps à chatter intensément et en tous lieux, que ce soit sur des PC, des Iphones ou même de vieux mobiles (mais comment font-ils ?).

L'idée maîtresse de Chatroom est d'organiser tous ces échanges en alternant deux univers. Le réel... et une vision imaginaire, le web étant un couloir parsemé de portes... donnant accès à des pièces vides destinées... à chatter ! Wow, quelle brillante interprétation ! Inutile de vous dire que le résultat est ridicule. Ceci aurait pu être surmonté si les personnages n'étaient pas aussi inintéressants et bardés de clichés (le fils de riche suicidaire, la mannequin anxieuse, le mec sympa hélas attiré par plus jeune que lui...). Et n'attendez pas quelques sursauts et moments d'angoisse car vous serez déçu. Au final Nakata, très effacé sauf au détour de quelques plans d'exposition, signe un tout petit film qui finira très vite aux oubliettes.

Aaron Johnson et Imogen Poots. Diaphana Films 



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