Le grand rattrapage de septembre !

Publié le par nikko13

Après un mois d’interruption en raison d’une activité professionnelle assez intense, Napalm d’or revient ! Dans l’intervalle, j’ai quand même pris le temps de voir quelques films. Me voyant mal cumuler les billets pour mettre le compteur à zéro, je vous propose un texte faisant office de grosse compilation.

Jim Caviezel. Arclight Films Catalina Denis. Pedro Lombardi

Pour commencer, prenons Long Weekend qui est le remake d’un film de 1978 qui avait déjà fait son Grenelle de l’environnement puisque l’histoire s’intéresse à un couple de citadins suffisants qui vont comprendre que l’on n’agresse pas la faune et la flore impunément. Les décors australiens sont de toute beauté et quelques scènes donnent bien froid dans le dos. Un bon point pour le réalisateur Jamie Blanks (Urban Legend) qui ose un plan final particulièrement corsé ! 3 étoiles !

Sans transition on passe à Coursier, une comédie qui ne fait pas d’étincelles mais que l’on peut considérer comme passable. Quoique. Les gags tombent régulièrement à plat, le scénario est niais en plus d’être invraisemblable et il faut se farcir une Géraldine Nakache irritante comme pas permis… On se console avec un Michael Youn moins hystérique que d’ordinaire et la plastique estimable de Catalina Denis. 1 étoile !

Woody Harrelson. Sony Pictures Releasing France Alexandra Daddario, Brandon T. Jackson et Logan Lerman. Twentieth Century Fox France

Bienvenue à Zombieland, c’est un peu la réponse américaine à l’excellent Shawn of the Dead. C’est drôle, impressionnant (quelques plans du désastre sont très réussi) et relativement audacieux pour une production de studio. Si quelques pertes de rythme sont à regretter dans la seconde moitié du film, il y a largement de quoi se consoler avec un surprenant caméo, de nombreux gags de mauvais goût et le tonitruant one man show de Woody Harrelson ! 3 étoiles !

Dans la veine des Harry Potter et autres Monde de Narnia, Percy Jackson et le voleur de foudre nous propose de suivre les aventures d’un adolescent qui apprend qu’il est un demi-Dieu. A lui et sa petite troupe d’affronter les grands classiques de la mythologie grecque : une hydre, le minotaure ou encre la gorgone. Si l’on se demande pourquoi tout se petit monde s’évertue à combattre avec la panoplie des guerriers d’antan alors qu’à côté ils jouent à la PlayStation et ont accès à tout l’outillage moderne, ces aventures se laissent suivre sans déplaisir, d’autant plus que les effets spéciaux sont merveilleusement exécutés. Pour finir, un mot sur le casting plutôt blindé puisqu’on y voit Pierce Brosnan, Sean Bean, Rosario Dawson et quelques autres. 2 étoiles !

Kim Cattrall et Pierce Brosnan. Pathé Distribution Florence Foresti. Mact Productions

The Ghost-Writer est typique du style Roman Polanski. L’histoire (un écrivain, chargé de rédiger les mémoires d’un ancien premier ministre, se rend sur une île isolée pour le rencontrer) vaut moins que la forme, le voyage qu’il nous propose. L’image est sublime, les faux-semblants omniprésents et l’ambiance suffisamment mystérieuse pour nous faire oublier… que la trame est finalement simplissime (à ce titre, la résolution est un peu décevante). Personnellement, je garde un souvenir amusé de la longue séquence du GPS, qui à la base est totalement abracadabrantesque ! 3 étoiles !

On sonde les profondeurs du cinéma français avec King Guillaume, catastrophique deuxième film de PEF (après le pourtant encourageant Essaye-moi) qui échoue à véhiculer la moindre poésie, en dépit d’un scénario volontiers largué : un couple devient héritier d’une monarchie de pacotille sous la forme d’un îlot planté au large des côtes bretonnes et peuplé d’une poignée d’hurluberlus. Sorti de ce postulat, il ne se passe rien. Et inutile de compte sur la présence de Florence Foresti ! Zéro étoile !

José Garcia. ARP Sélection Antoine Duléry, Mathilde Seigner, Franck Dubosc, Mylène Demongeot et Claude Brasseur. Pathé Distribution

Après avoir moyennement percé dans des rôles plus dramatiques, José Garcia s’est mobilisé afin de se refaire une santé au box office avec Le Mac. Le public a répondu présent, pour autant il n’y a pas de quoi se relever la nuit tant les ficelles de cette comédie sont épaisses, même en fermant les yeux sur des invraisemblances totales (le temps de préparation du sosie pour devenir le fameux Mac). Médiocre. 1 étoile (et encore) !

En revanche Camping 2 m’a agréablement surpris, même s’il reprend quasiment la même structure que l’original. S’il n’y aucun gag en mesure de plier le spectateur en quatre, j’ai aimé la décontraction de l’ensemble et la valeur ajoutée du mignon Richard Anconina (comparé au bougon Gérard Lanvin). Egal à lui-même Franck Dubosc ne tire pas trop la couverture à lui. Les saynètes se succèdent à un rythme pépère, tantôt au bal du camping, tantôt à la plage… Sympa. 2 étoiles !

Kristen Bell et Josh Duhamel. Touchstone Pictures Guy Pearce et Danny Huston. Bodega Films

J’espère que C’était à Rome n’avait pas dans l’idée de se frotter à la Dolce Vita (on voit tout de même la très quelconque Kristen Bell patauger dans une fontaine), car en matière de comédie romantique, j’ai rarement vu aussi plat ! Dans le même genre revoyez plutôt le délicieux Only You, je vous en conjure. Faute de quoi vous aurez droit à un couple dégageant autant de charme qu’un kilo de topinambours plongé dans des situations aussi artificielles qu’un verre de Tang. Jon Heder et Efren Ramirez (vus dans Napoleon Dynamite) sollicités pour injecter un brin de fantaisie ne change rien au tableau. Décidément Mark Steven Johnson, déjà coupable de l’exécrable Daredevil, est une calamité ! Zéro étoile !

The Proposition est un beau western dit crépusculaire qui a mis bien du temps à trouver le chemin des salles obscures (pas loin de 5 ans) ! Toujours aussi investi dans ses rôles, Guy Pearce remporte encore une fois le morceau face à un Ray Winstone non moins formidable. La confrontation entre ces deux hommes mérite le voyage. John Hillcoat (La Route) prouvait déjà tout son talent pour filmer des visages marqués par les épreuves et des paysages qui impriment durablement la rétine. 3 étoiles !

Est-ce parce que j’ai vu des près les ravages que pouvaient causer le cancer que j’ai eu envie de jeter la copie du Bruit des glaçons dans les chiottes du UGC Vélizy 2 ? Dans la même veine que son minable Les Côtelettes, Bertrand Blier nous ressert le schéma du type lettré qui va deviser avec son cancer. Même topo pour la bonne. J’ai pu lire dans les critiques que l’objet était constellé de dialogues au scalpel, garni de bouffées de rage et d’éclats de tendresse. Eh bien c’est peu de dire que je m’inscris en faux. Le Bruit de glaçons est d’une médiocrité crasse, n’agite rien du tout et empeste la naphtaline. J’étais navré de voir Jean Dujardin et Albert Dupontel au service d’une telle purge, plus théâtrale que cinématographique de surcroit. Navré, mais l’humour noir a lui aussi évolué… Zéro étoile et on tire la chasse !

A suivre !



Publié dans Kinotron

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Literature Review 11/07/2011 16:49

Very informative good work keep it up thank you.

essay writing 02/02/2011 15:50

The ghost writer i pretty good..

paper writing 23/12/2010 15:26

You have a good taste. You looked interesting movies.

custom term paper 18/10/2010 08:28

custom term paperNice Blog content i like to do commenting here, nice one.

Cannes 17/10/2010 11:53

Zombieland, un film de barge !